Psychothérapeute et psychologue analytique français à Londres
Vous cherchez un psychologue français à Londres ? Beaucoup de personnes cherchent un « psychologue » alors qu’elles ont en réalité besoin d’un psychothérapeute ou d’un analyste, ce travail de parole en profondeur qui va sous la surface. Le Dr Jacquet est psychothérapeute intégratif et psychologue analytique (analyste jungien) francophone, à Londres depuis plus de 25 ans. Si c’est ce que vous cherchez, vous êtes au bon endroit.
Londres compte environ 400 000 résidents français : c’est la sixième ville française au monde. Pour beaucoup, la distance géographique avec la France est acceptable. La distance émotionnelle qui vient du fait de ne pas pouvoir s’exprimer dans sa propre langue, au cours d’un suivi psychologique, est une autre affaire.
Le Dr Jacquet reçoit en français et en anglais, et propose un cadre dans lequel il n’est pas nécessaire de traduire sa vie intérieure avant de pouvoir l’explorer.
Pourquoi consulter en français
Certains patients constatent que la thérapie en anglais (même pour ceux qui le maîtrisent parfaitement) introduit une légère distance avec les expériences les plus intimes. Les rêves se racontent plus naturellement dans la langue de l’enfance. Les émotions trouvent plus facilement leurs mots dans la langue maternelle. La nuance, l’humour, le sous-entendu (tout ce qui constitue la texture d’une vie intérieure) sont plus accessibles dans sa propre langue.
L’expatriation et ses effets psychologiques
S’installer à Londres place des pressions spécifiques sur la vie psychologique qui sont rarement reconnues directement. Le réseau de relations qui absorbe ordinairement le stress, la famille, les amis de longue date, la texture d’une ville familière, n’est plus immédiatement disponible. L’identité elle-même est en reconstruction : le moi qui existait en France, avec sa position sociale, ses façons d’être connu, ses références culturelles, ne se transfère pas proprement.
Lorsque cette période de reconstruction coïncide avec d’autres difficultés, tensions relationnelles, pression professionnelle, deuil, traumatisme, ou un schéma psychologique de longue date que le changement de contexte a perturbé, le besoin de soutien devient urgent. Ce soutien est plus efficace lorsqu’il ne requiert pas de traduction supplémentaire.
Le système de santé n’est pas le même, et personne ne vous le dit
C’est la première chose que découvrent les Français installés à Londres, en général au pire moment.
En France, on consulte un psychiatre et la Sécurité sociale rembourse. Un psychologue passe désormais en partie par « Mon soutien psy ». Le parcours est imparfait, mais il existe, et il est financé.
En Grande-Bretagne, ce parcours-là n’existe pratiquement pas. Le NHS propose des thérapies brèves, gratuites, avec auto-référencement et sans passer par un médecin, et pour une anxiété modérée c’est une ressource réelle qu’il ne faut pas dédaigner. Mais les délais se comptent en mois, le nombre de séances est fixé à l’avance, et le travail en profondeur, l’analyse, le trauma complexe, les troubles alimentaires de l’adulte, n’y est tout simplement pas disponible pour la plupart des gens.
Il faut donc le dire clairement, parce que personne ne le dit aux nouveaux arrivants : ici, si vous voulez un suivi psychologique sérieux, spécialisé, et qui dure le temps nécessaire, c’est le privé. Ce n’est pas une question de confort. C’est la structure du système.
C’est aussi pourquoi la question « êtes-vous remboursé ? » revient dans presque chaque premier échange. La réponse est non, sauf assurance santé internationale, et il vaut mieux le savoir tout de suite que de le découvrir après trois semaines d’attente.
Une culture qui ressemble à la vôtre, et qui ne l’est pas
C’est ce qui rend l’expatriation britannique particulièrement déroutante pour un Français, et particulièrement mal reconnue.
Partir vivre à Tokyo ou à Riyad, on sait que ce sera un autre monde. On s’y prépare. Londres est à deux heures de Paris, la ville est européenne, le niveau de vie est comparable, les codes semblent familiers. On arrive sans se préparer à rien.
Puis on découvre que les émotions ne s’y gèrent pas du tout de la même manière.
Ici, le désaccord frontal est une agression. La plainte est mal vue. « I’m fine » ne signifie pas que la personne va bien, et « that’s interesting » signifie souvent le contraire de ce qu’il paraît. Les choses se disent en creux, par litote, par ce qui n’est pas dit. La confrontation directe, qui en France est une forme de sociabilité et parfois d’affection, se lit ici comme un manque d’éducation.
Un Français en Grande-Bretagne passe donc des années à être trouvé trop direct sans qu’on le lui dise, et à ne pas comprendre les signaux qu’on lui adresse, sans qu’on les lui répète. Ce n’est pas une différence anecdotique, à raconter en dînant. C’est un travail permanent de traduction émotionnelle, invisible, épuisant, et dont on ne se plaint pas puisque, précisément, on ne se plaint pas ici.
Beaucoup de gens ne comprennent pas d’où vient leur fatigue. Elle vient souvent de là.
L’eldorado de la City
Une part importante de la population française de Londres est arrivée par la finance, et cela produit une configuration familiale que je vois très régulièrement.
Lui a été recruté. Le poste est excellent, la rémunération sans commune mesure avec la France, les horaires considérables. Elle a suivi. Elle avait un métier, un réseau, une place, et a accepté de tout interrompre pour deux ou trois ans, ce qui en fait souvent huit.
Vue de l’extérieur, la réussite est complète. Vue de l’intérieur, il y a un homme qui ne voit pas ses enfants éveillés en semaine et dont la valeur s’est entièrement déplacée vers ce qu’il rapporte, et une femme qui a perdu son statut professionnel, son autonomie financière et la moitié de son identité, et à qui l’on répète qu’elle a beaucoup de chance.
Ni l’un ni l’autre ne peut s’en plaindre. À qui le dirait-on ? Les amis restés en France entendraient de l’ingratitude. Alors cela ne se dit pas, et cela s’installe : l’alcool du soir qui devient structurel, le couple qui se gère comme une logistique, la dépression qui ne porte pas son nom parce que tout, objectivement, va bien.
Ce qu’on perd sans s’en apercevoir
Personne n’émigre en pensant qu’il va perdre le déjeuner.
Et pourtant. Le repas qui dure, le verre sans horaire de fin, le dimanche qui ne sert à rien, la conversation pour la conversation, cette manière très française de considérer que le plaisir n’a pas à se justifier : rien de tout cela ne se transporte. Londres est rapide, intense, chère, organisée autour du travail et de son rendement. On y déjeune en quinze minutes devant un écran. Les amitiés se planifient six semaines à l’avance.
On s’adapte, évidemment. On finit même par trouver cela normal. Mais quelque chose s’est retiré de la vie quotidienne sans qu’aucune décision ait été prise, et les gens l’éprouvent longtemps avant de pouvoir le nommer. Ils arrivent en me disant qu’ils ne savent pas ce qu’ils ont. Souvent, ils ont cela.
Le village français
Il existe bien, et il tient dans quelques rues. South Kensington, le Lycée Charles de Gaulle, l’Institut Français, les commerces de Bute Street, les mêmes familles aux mêmes sorties d’école. Pour beaucoup d’arrivants c’est un soulagement considérable : on y parle sa langue, les enfants y sont scolarisés dans son système, et l’on n’a pas à tout traduire.
C’est aussi un village, avec ce que cela suppose. Tout le monde connaît tout le monde, les nouvelles circulent, et le monde professionnel français de Londres est plus petit encore que le monde social.
Cela devient un vrai problème le jour où le sujet est votre consommation d’alcool, votre couple, ou un trouble alimentaire dont personne n’est au courant. Consulter quelqu’un installé au cœur de ce réseau, c’est prendre le risque que la personne qui vous reçoit dîne dans quinze jours avec vos voisins ou siège au conseil de l’école de vos enfants. Ce calcul se fait vite, et le plus souvent la démarche n’a pas lieu.
Ma pratique est française par la langue et britannique par le milieu : formé, inscrit et installé dans le monde clinique britannique, à Fitzrovia et à Harley Street, en dehors du circuit français de Londres. Vous pouvez donc parler dans votre langue sans parler à l’intérieur de votre cercle. Pour un certain nombre de patients, c’est exactement la raison pour laquelle ils écrivent.
Seul au milieu de neuf millions de personnes
Londres est l’une des villes les plus peuplées d’Europe et l’une des plus solitaires.
Les distances sont considérables, les logements petits, on ne passe pas chez quelqu’un à l’improviste. Les liens s’y nouent lentement et poliment. Une personne peut y vivre dix ans, avoir une vie sociale honorable, et n’avoir personne à appeler un mardi soir.
Pour un expatrié, cela se cumule avec le reste : le réseau qui absorbait ordinairement les difficultés est resté en France, et le nouveau ne joue pas ce rôle-là. Et comme la vie a l’air réussie, l’isolement devient une chose supplémentaire dont on ne parle pas.
EMDR et traumatisme en français
Pour les patients qui traversent un traumatisme, qu’il soit lié à l’expatriation ou antérieur à celle-ci, le Dr Jacquet propose l’EMDR en français. Les souvenirs traumatiques sont encodés dans la langue dans laquelle ils ont été vécus. Travailler en français dans ce contexte n’est pas un détail : c’est souvent la différence entre atteindre le matériel et tourner autour.
Thérapie en ligne en français
Pour les patients encore en France préparant un déménagement à Londres, ou pour ceux qui ne peuvent se déplacer, des séances par liaison vidéo sécurisée sont disponibles. Nombreux sont ceux qui commencent en ligne et passent aux séances en personne une fois établis à Londres.
Le cabinet
Le cabinet est situé à Harley Street W1 et à Fitzrovia, dans le centre de Londres. Les séances durent cinquante minutes.
Ailleurs, le travail se fait par visioconférence sécurisée depuis Londres : Bruxelles, Paris, Monaco, Genève, Dubaï, Marbella et ailleurs. Il n’y a pas de cabinet dans ces villes : c’est le même travail, à distance, dans la même langue.
Les premières consultations peuvent être organisées dans de brefs délais. Toutes les demandes sont traitées avec une confidentialité stricte.
Prendre contact
Si vous cherchez un psychothérapeute ou un psychologue francophone à Londres, la première étape est une conversation. Vous pouvez organiser une consultation confidentielle, sans engagement, en français ou en anglais.
Parmi les approches proposées en français, la thérapie EMDR occupe une place particulière : le Dr Jacquet la pratique depuis plus de vingt ans, et le travail sur le trauma gagne souvent à se faire dans sa langue maternelle.
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