Psychothérapeute spécialiste des troubles alimentaires
Il existe plusieurs types de troubles alimentaires. L’anorexie est l’un des plus répandus.
Reconnaître les troubles alimentaires
Philippe Jacquet & Associés propose une prise en charge globale et individualisée des troubles alimentaires, à Londres et ailleurs. Que vous soyez aux prises avec l’anorexie, la boulimie ou l’hyperphagie compulsive, n’hésitez pas à demander de l’aide.
Les professionnels de santé reconnaissent les troubles alimentaires comme un diagnostic à part entière depuis le début des années 1970, même si les comportements qu’ils recouvrent existent depuis toujours. Les symptômes de l’anorexie sont décrits dès des ouvrages du XIIᵉ siècle, et les conduites de gavage puis de purge associées à la boulimie étaient courantes dans les banquets fortunés du Moyen Âge.
L’élaboration de critères diagnostiques précis a permis le développement de traitements médicaux et psychologiques. Aujourd’hui, la prise en charge des troubles alimentaires est envisagée comme un travail d’équipe, qui aborde à la fois les enjeux médicaux et les facteurs psychologiques sous-jacents qui déterminent le comportement.
Quelles sont les causes des troubles alimentaires ?
Les causes des troubles alimentaires, comme l’anorexie et la boulimie, ne sont pas entièrement élucidées. La clinique Mayo souligne que, comme pour l’ensemble des troubles de santé mentale, la génétique ainsi que l’équilibre psychologique et émotionnel joueraient un rôle. Certains facteurs augmentent le risque : des antécédents familiaux de troubles alimentaires, d’autres troubles de santé mentale, le stress, ou des périodes antérieures de régime ou de restriction. Ces troubles peuvent toucher toute personne, quel que soit son âge, son origine, son sexe ou son milieu social.
Anorexie
L’anorexie est sans doute le trouble alimentaire le mieux connu. Elle concerne les hommes comme les femmes, des préadolescents aux adultes plus âgés, et tend à s’aggraver progressivement si elle n’est pas traitée.
L’anorexie est littéralement un état de dénutrition, dans lequel la personne devient obsédée par la forme, la taille et l’apparence de son corps. Cette dénutrition s’accompagne d’une image corporelle déformée : la personne ne se perçoit pas comme mince ou dénutrie, mais voit au contraire un corps qu’elle juge trop lourd et qu’il faudrait continuer à restreindre.
L’anorexie peut être mortelle : la restriction calorique extrême conduit souvent à une défaillance de l’ensemble des organes et des systèmes du corps.
Boulimie
La boulimie relève d’une préoccupation comparable pour la forme et la taille du corps. Mais la personne boulimique alterne restriction et crises, absorbant souvent des milliers de calories en un seul épisode. Envahie ensuite par la culpabilité, la colère et la honte, elle bascule dans la phase de purge : recours aux laxatifs, aux diurétiques, aux vomissements provoqués, à l’exercice extrême ou au jeûne pour compenser les calories ingérées.
La boulimie est un trouble médical très sérieux. Les personnes qui en souffrent ne sont pas nécessairement très minces ; elles peuvent même être en surpoids, ce qui en fait un trouble souvent méconnu.
Hyperphagie boulimique et alimentation compulsive
L’hyperphagie boulimique se distingue de la boulimie par l’absence de purge dans le cycle alimentaire. Les personnes qui mangent de façon compulsive le font souvent pour engourdir des émotions pénibles : stress, anxiété, peur, dépression, tristesse. Ces émotions sont fréquemment nourries par une image de soi négative et par le désir d’un corps idéal, à travers des régimes qui échouent ou ne font qu’accroître le stress et le risque de boulimie. Pendant la crise, la personne se sent hors de contrôle et, tout en souhaitant s’arrêter, en est incapable.
La crise se caractérise souvent par la dissimulation des quantités consommées, une alimentation qui n’a lieu qu’en privé, un rythme très rapide et des aliments riches en calories, en graisses et en glucides, entre des périodes de restriction.
Trouble alimentaire non spécifié (EDNOS)
Le trouble alimentaire non spécifié (EDNOS) est le diagnostic le plus fréquemment posé, car il regroupe les tableaux qui n’entrent pas dans les autres catégories. Il s’applique lorsque des symptômes d’anorexie ou de boulimie sont présents sans être suffisants pour poser l’un de ces diagnostics, ou lorsqu’une personne présente à la fois des signes d’anorexie, de boulimie ou d’alimentation compulsive.
L’EDNOS désigne également les cas où une personne présente un ensemble atypique de comportements liés au contrôle du poids et à l’image corporelle, qu’elle ne parvient pas à maîtriser.
Comme pour tout trouble alimentaire, un diagnostic d’EDNOS nécessite une prise en charge psychologique des difficultés sous-jacentes, ainsi qu’un accompagnement médical des conséquences présentes et à venir sur la santé.
Troubles alimentaires chez l’enfant
Les troubles alimentaires apparaissent le plus souvent à l’adolescence et chez le jeune adulte, comme le relaient les médias ; mais cette focalisation peut faire passer inaperçus les troubles qui surviennent à d’autres âges. Chez l’enfant, le risque augmente lorsqu’il voit une figure de référence multiplier les régimes, lorsqu’il accède en ligne à des contenus nocifs sur le corps et le poids, ou lorsqu’une image corporelle saine ne lui est pas transmise par son entourage.
Comment la psychothérapie peut-elle aider ?
De nombreuses approches sont mobilisées dans le traitement des troubles alimentaires, souvent en association, du conseil à l’art-thérapie. La psychothérapie, parfois appelée thérapie par la parole, offre un espace sûr et bienveillant pour explorer son rapport à la nourriture et envisager d’autres formes de prise en charge. Dans notre cabinet spécialisé à Londres, le thérapeute recourt à différents traitements pour trouver ce qui convient le mieux à chacun, car ce qui aide une personne ne convient pas nécessairement à une autre.
L’art-thérapie face à l’hyperphagie
L’art-thérapie peut être un excellent moyen de réparer sa relation à la nourriture. Voici quelques pistes pour accompagner un travail sur la suralimentation :
- Dessiner un souvenir associé à un aliment que vous consommez en grande quantité
- Décrire ce que vous ressentez avant et après un épisode
- Créer des images porteuses de sens à contempler lorsque monte l’envie de vous gaver
Pour aller plus loin : Un regard jungien sur les troubles alimentaires, Marion Woodman et la tradition de la psychologie des profondeurs. Voir aussi l’histoire des Douze Étapes et des Outremangeurs anonymes.
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