La thérapie en ligne, faite correctement
La plupart de ce qui s’écrit sur la thérapie en ligne discute encore de son efficacité. La question est tranchée. Ce qui mérite d’être écrit, c’est ce qui la rend efficace, et quand elle ne l’est pas.
Ce cabinet conduit des psychothérapies par vidéo sécurisée depuis des années. Ce n’est pas une version diminuée du cabinet proposée à ceux qui ne peuvent pas s’y rendre. Pour un nombre important de patients, c’est le meilleur cadre, et pour certains, le seul dans lequel le travail pouvait avoir lieu.
Ce que dit la recherche
Les essais randomisés comparant la psychothérapie par vidéo au travail en présentiel n’ont pas trouvé de différence statistiquement significative dans la réduction des symptômes.
Une évaluation de service sur douze mois au Cardiff and Vale University Health Board est allée plus loin : les patients ayant reçu de l’EMDR en ligne ont terminé leur traitement avec des scores de TSPT plus bas que ceux reçus en cabinet.
La réserve constante dans cette littérature porte sur la fidélité au protocole. Le travail en ligne réussit quand le thérapeute adapte correctement sa méthode. Il échoue quand la même séance est simplement pointée vers une webcam. C’est une différence de praticien, pas de support.
La raison que personne n’écrit
La confidentialité est habituellement présentée comme une formalité. En ligne, c’est la substance.
Si vous vivez dans un petit pays, une communauté d’expatriés, un milieu professionnel ou un village, il y a de fortes chances qu’un thérapeute local connaisse quelqu’un que vous connaissez. Sans faute de sa part. Les cercles se recoupent.
C’est un inconvénient mineur si le sujet est le stress au travail. Ce n’est pas mineur du tout si le sujet est votre consommation d’alcool, votre couple, ou un trouble alimentaire dont vous n’avez jamais parlé à personne.
Travailler avec quelqu’un extérieur à votre réseau supprime un risque qu’aucun professionnalisme local ne peut supprimer. Pour un bon nombre de patients ici, c’est toute la raison de leur démarche.
Qui consulte en ligne dans ce cabinet
Des francophones qui ne veulent pas consulter dans leur propre milieu. C’est la première raison, et de loin. À Genève, à Monaco, à Bruxelles, à Luxembourg, dans les arrondissements où tout le monde a les mêmes dîners et les mêmes écoles, le monde clinique est plus petit encore que le monde social. Consulter localement peut signifier être reçu par quelqu’un qui supervise un confrère, siège à un conseil avec votre associé, ou dînera avec vos voisins dans quinze jours. Pour une personne dont la réputation est une part du capital, ce calcul se fait vite, et le plus souvent la démarche n’a pas lieu.
Travailler avec un clinicien à Londres supprime le calcul entièrement. Autre pays, autre monde professionnel, aucun recoupement possible. Je suis français, j’ai été formé et j’exerce en Grande-Bretagne : langue maternelle française, inscriptions britanniques, doctorat britannique, vingt-cinq ans de pratique londonienne. Cette combinaison est peu courante, et c’est très souvent la raison exacte pour laquelle on m’écrit.
Des francophones vivant à l’étranger. Une part importante de la pratique est francophone et internationale : Belgique, Suisse, Luxembourg, Monaco, Liban, Canada, ainsi que le Golfe, l’Asie et l’Afrique. Beaucoup sont des expatriés qui ne trouvent pas de prise en charge spécialisée en français là où ils vivent.
Des personnes dont la spécialité n’existe pas localement. Les cas complexes où l’addiction, le trauma et un trouble alimentaire coexistent chez la même personne sont mal servis par des cliniciens qui ne travaillent qu’un des trois. La géographie ne devrait pas décider si vous pouvez trouver quelqu’un capable de suivre l’ensemble.
Des personnes qui ne peuvent pas être vues. Personnes publiques, milieux professionnels restreints, situations où être reconnu dans une salle d’attente aurait des conséquences.
Des personnes qui ne peuvent pas se déplacer chaque semaine. La continuité compte davantage que la pièce. Une heure chaque semaine pendant deux ans fait plus qu’un trajet bimensuel qui s’interrompt en hiver.
Ce qui est traité
Trauma complexe et trauma de l’enfance. Addiction : alcool, cocaïne, jeu, compulsion sexuelle. Troubles alimentaires, avec une spécialisation particulière chez l’homme. Crise de la quarantaine. Faible estime de soi. Deuil. Analyse jungienne et travail sur les rêves.
L’EMDR est inclus. La stimulation bilatérale peut être délivrée à distance et le protocole tient : plus de cent séances d’EMDR ont été conduites par vidéo dans ce cabinet, dont certains de ses meilleurs résultats.
Ce dont vous avez besoin, et ce qui compte vraiment
Une connexion fiable, un appareil avec caméra, un casque, et une pièce où vous ne serez pas dérangé pendant cinquante minutes.
Ce dernier point est celui que l’on sous-estime. La technique est rarement le problème. L’intimité de votre côté l’est souvent, et il vaut mieux le régler avant la première séance que le contourner pendant six mois.
Le délai
Les demandes reçoivent une réponse sous deux heures en général. Un premier rendez-vous est habituellement disponible sous trois jours, soirées comprises. Il n’y a pas de liste d’attente.
Cela mérite d’être dit, parce que l’intervalle entre la décision de commencer et le premier rendez-vous est précisément celui où l’on renonce. L’ambivalence fait partie de ce qui amène en thérapie, et trois semaines de silence lui suffisent amplement. Trois jours, non.
En pratique
Les séances durent cinquante minutes, généralement hebdomadaires, par vidéo sécurisée. Certains travaux se conduisent mieux à deux séances par semaine, et cela se discute plutôt que cela ne se présume.
Vous pouvez travailler avec le Dr Jacquet ou, le cas échéant, avec un Associé sous sa supervision clinique. Le choix vous appartient.
En français ou en anglais.
Le Dr Philippe Jacquet est psychothérapeute agréé UKCP, analyste jungien et art-thérapeute agréé HCPC, avec vingt-cinq ans de pratique clinique. Son Doctorat de Pratique Professionnelle à l'Université d'Essex portait sur les troubles alimentaires masculins dans une perspective de psychologie analytique. Ces inscriptions sont vérifiables sur les registres publics.
Également en cabinet : Harley Street, Centre de Londres, Bermondsey et Colchester.
Sur la question de son efficacité : une revue des données, de ce que montre la recherche sur l’alliance thérapeutique et de ce qu’elle ne mesure pas.