Dépression
Il existe plusieurs formes de dépression ; l’épisode dépressif majeur est la plus fréquemment diagnostiquée.
La dépression n’est pas qu’un chagrin
La recherche a accompli d’immenses progrès dans la compréhension des causes profondes de la dépression. On a longtemps cru qu’il s’agissait d’une simple tristesse, d’un désespoir ou d’un abattement que la personne serait incapable de surmonter par elle-même. Les travaux scientifiques ont depuis établi un lien clair entre des modifications mesurables du cerveau et le développement de la dépression.
Qu’est-ce que la dépression ?
La dépression associe des changements d’humeur et d’émotions à des modifications de l’état physique. C’est un état pathologique qui pèse négativement sur la vie, en installant un sentiment de tristesse permanent et une incapacité à trouver du plaisir au quotidien. Il en existe plusieurs formes, dont le trouble dépressif majeur est la plus fréquemment diagnostiquée.
Le trouble dépressif majeur, aussi appelé dépression clinique, se manifeste par un ensemble de symptômes durables. L’Organisation mondiale de la santé estime qu’environ 5 % de la population mondiale en souffre. L’OMS indique par ailleurs que la dépression figure parmi les toutes premières causes d’invalidité et de décès dans le monde (quatrième cause la plus fréquente), et que ces chiffres sont en hausse.
Au Royaume-Uni, l’Institut national pour l’excellence clinique (NICE) estime que, sur 1 000 personnes âgées de 16 à 65 ans, 21 souffriraient d’une dépression majeure. La prévalence est plus élevée chez les femmes que chez les hommes, et grimpe à environ 98 pour 1 000 lorsque la dépression s’accompagne d’un trouble anxieux.
Malheureusement, beaucoup de personnes dépressives ne demandent pas d’aide. Elles peuvent croire, à tort, que les symptômes qu’elles éprouvent reflètent ce qu’elles sont vraiment, tant leur manière de penser, de ressentir et d’agir leur paraît normale. C’est un effet de la chimie cérébrale modifiée : l’état dépressif devient la nouvelle norme du cerveau.
Les symptômes de la dépression
Les symptômes de la dépression tendent à s’accentuer avec le temps, mais un traitement peut les atténuer, voire les faire régresser. Certaines personnes ne connaissent qu’un seul épisode dans leur vie, d’autres en traversent plusieurs, et les manifestations varient d’une personne à l’autre.
Parmi les symptômes les plus souvent observés :
- Émotions négatives et anxiété
- Pessimisme, tristesse et solitude
- Nervosité, irritabilité et agitation
- Troubles de la mémoire, de la concentration et de la prise de décision
- Modification de l’appétit et du sommeil
- Pensées ou passages à l’acte suicidaires
- Maux de tête, douleurs et troubles digestifs
- Sensibilité accrue aux maladies courantes
- Perte d’intérêt pour la vie, y compris pour ses activités favorites
- Repli sur soi et éloignement des proches
Ces changements sont liés à la présence accrue, dans le cerveau, d’une enzyme qui abaisse le niveau des neurotransmetteurs du bien-être, parmi lesquels la sérotonine, la dopamine et la norépinéphrine. Un traitement médicamenteux adapté peut corriger cette baisse.
Traitement
Au-delà du soutien médical destiné à corriger le déséquilibre chimique de la dépression majeure, le conseil et la thérapie constituent une intervention très efficace. Ils permettent d’apprendre à gérer l’anxiété et le stress, et à modifier les schémas de pensée négatifs qui entretiennent la dépression. Pour les formes moins sévères, un accompagnement thérapeutique peut suffire à traiter le trouble et à retrouver une vie apaisée.
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