Le deuil
Le deuil, la peine et le chagrin sont des manières naturelles de s’adapter à une perte.
Réagir à la perte d’un être cher
On associe d’abord le deuil à la mort d’une personne importante dans notre vie. Mais, au sens large, il concerne aussi la perte d’autres choses qui comptent : la fin d’un couple par une séparation ou un divorce, la perte de la santé à la suite d’une maladie ou d’une affection chronique, ou encore l’annonce de la maladie grave d’un proche.
Chacun traverse le deuil à sa manière et à son rythme, et exprime son chagrin comme il le peut. Il n’existe pas de bonne ni de mauvaise façon de pleurer une perte. Il existe, en revanche, des manières plus ou moins saines de porter la douleur. Lorsque la façon dont on fait face devient dangereuse, sur le plan psychique ou physique, il est important, pour son propre équilibre, de demander de l’aide.
Court terme et long terme
Le chagrin peut être relativement bref, ou accompagner toute une vie. Certaines personnes font de leur perte une source de sens : elles s’engagent pour les autres, trouvent une cause, honorent la mémoire de ceux qu’elles ont aimés à travers leurs actes. D’autres refusent la douleur, cherchent à l’effacer ou à l’enfouir, ou se tournent vers l’alcool ou la drogue pour tenir.
Les pleurs, la tristesse, la solitude et la colère sont des réactions normales à une perte. Mais lorsqu’ils s’installent durablement, ils finissent par peser sur la vie : des relations que l’on abîme, la difficulté à en nouer de nouvelles, et un risque réel de dépression.
Le deuil attendu et le deuil soudain
Certaines morts sont prévisibles, d’autres surviennent sans prévenir. Quand une personne souffre d’une maladie chronique, ses proches peuvent parfois passer du temps auprès d’elle, se préparer, se dire au revoir et recueillir ce qu’elle souhaite leur transmettre.
La perte soudaine, elle, ne laisse pas ce temps : la mort d’un enfant, une fausse couche, un accident, une défaillance brutale. Elle ouvre un vide sans préparation possible.
Aucune perte n’est simple pour ceux qui restent. Mais lorsque la mort survient sans préavis, le deuil est souvent plus long et plus intense : le déni, la colère et la confusion sont plus vifs, faute d’avoir pu traverser, en amont, les étapes qu’une maladie annoncée laisse parfois le temps d’aborder.
Se faire accompagner
Le travail thérapeutique n’abrège pas le deuil et ne cherche pas à le faire disparaître. Il offre un espace où la perte peut être dite, traversée et intégrée, à votre rythme et en toute confidentialité. Si votre manière de faire face vous inquiète, ou si le chagrin s’est figé en quelque chose de plus lourd, une première consultation peut être un point de départ.
Organiser une consultation